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Miyamoto Musashi, manga de Shotaro Ishinomori

Miyamoto Musashi est un manga « one-shot » scénarisé et dessiné par Shötaro Ishinomori et publié pour la première fois au Japon en 1971. Ce manga, qui relate la vie de Miyamoto Musashi, a été édité pour la première fois en français par les éditions Kana en 2008. Cette première édition est épuisée et difficile à trouver aujourd’hui. Heureusement, Kana a réédité ce manga en août 2025, dans sa collection Seinen.

Le manga est découpé selon la même logique que le traité des cinq roues. Chaque épisode de la vie de notre héro est ainsi racontée au travers des cinq éléments.

Le livre de la terre est le premier chapitre du manga. Il se concentre sur la jeunesse turbulente du héro, alors qu’il s’appelle encore Takezo. On y découvre sa relation compliquée avec son père autoritaire, celle protectrice vis à vis de sa soeur Ogin, sa rencontre avec son amie Tsu, son premier duel à l’âge de 13 ans avec Arima Kihé ou encore son combat avec Akiyama à à peine 16 ans.

Le deuxième livre, le livre de l’eau débute quatre ans après la fin du livre de la terre. La bataille de Sekigahara a pris fin et Takezo, devenu Miyamoto Musashi, parcourt le Japon afin de perfectionner son art. Son périple l’amène à Kyoto où il défie et anéantit à lui seul le célèbre clan des Yoshioka, battant l’un après l’autre les trois frères Seijuro, Denshichiro et le jeune Matashichiro.

Le livre du feu, troisième chapitre du manga, est divisé en 3 parties, chacune consacrée à une arme particulière. L’auteur nous narre ainsi la rencontre entre Musashi et le moine Inei, spécialiste de la lance, son duel avec le bandit Shishido Baiken et son Kusarigama1 et enfin avec Muso Gonnosuke, à Edô, spécialiste du la voie du bâton.

ISHINOMORI Shotaro, Miyamoto Musashi, éditions Kana, 2025 (Seinen), p. 202, ISBN 978-2-5051-2777-2.

Le livre du vent se concentre sur un autre grand duel livré par Miyamoto Musashi, celui face à Sasaki Kojiro, maître de l’école du rocher, et célèbre pour son « coup de l’hirondelle » qu’il porte avec son sabre long.

Enfin, le cinquième et dernier livre, le livre du vide, revient sur la fin de vie de Musashi où âgé et malade, il se réfugie dans une grotte pour faire le bilan de sa vie et rédiger le « Traité des cinq roues ».

Ces cinq chapitres sont traversés par différentes trames qui donnent un fil conducteur au récit. La plus importante pour moi est la recherche de la voie par Musashi. Nous retrouvons ainsi au fil des cases et des phylactères différents rappels de cette quête. L’auteur s’attarde également sur la relation de Musashi avec Tsu, son amie d’enfance pour qui il ressent plus que de l’amitié mais qui est également, pour la malheur de cette dernière, un frein dans sa recherche de la voie.

Photo de Ishinomori Shotaro.

Shotaro Ishinomori, de son vrai nom Onodera Shotaro est un mangaka né le 25 janvier 1938 à Tome, préfecture de Miyagi et décédé le 28 janvier 1998.

En 1955, à peine âgé de 17 ans, il participe à un concours de jeunes talents organisé par le Shonen magasine. Il y sera repéré par Ozamu Tezuka, le dieu du manga, qui lui propose de travailler avec lui sur son célèbre manga Astro Boy (Tetsuwan Atomu). Il intègre ainsi le groupe « Tokiwazo », du nom de l’appartement où travaillent les plus grands noms du manga des années 50, autour du maître Ozamu Tezuka.

Auteur touche à tout, il publie des mangas dans de nombreux styles : du shonen2 au shojo3 en passant par le seinen4 et bien d’autres styles moins connus (historique, policier, contemporain…).

En 1963, il crée le studio de production « Studio zéro » avec Shin’ichi Suzuki.

Passionné de science-fiction, il connaît son premier succès en 1964 avec le sentai5 Cyborg 009 qu’il signe sous le pseudo Ishimori Shotaro. Cette série est la première série japonaise regroupant des héros costumés avec des pouvoirs spéciaux.

Miyamoto Musashi est publié en 1971.

En1986, il change son nom en Ishinomori, en l’honneur de la ville de sa région d’origine Ishinomaki, préfecture de Miyagi où un musée sera d’ailleurs consacré à son oeuvre en 2001.

Ishinomori recevra plusieurs grands prix durant sa carrière, notamment le prix Shogakukan en 1968 et en 1988 ainsi que le prix Kodansha en 1966 pour Cyborg 009. Il est aujourd’hui encore surnommé le roi du manga.

ISHINOMORI Shotaro, Miyamoto Musashi, éditions Kana, 2025 (Seinen), pp. 288-289, ISBN 978-2-5051-2777-2.
  • ISHINOMORI Shotaro, Miyamoto Musashi, éditions Kana, 2025 (Seinen), ISBN 978-2-5051-2777-2.

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Crédits photos :

  • La photo de couverture de l’article ainsi que les deux photos des extraits du manga ont été prises par l’auteur de l’article et proviennent du manga. Elles ont pour unique objectif d’illustrer l’article.
  • La photo d’Ishinomori Sotaro provient du site Babelio. Nous ne connaissons pas l’auteur du cliché.

  1. Du japonais « kusari » la chaîne et « kama » la faucille. Le Kusarigama est une arme utilisée par les paysans pour se défendre. Elle est composée d’une longue chaîne dont chaque extrémité se termine par une arme, une faucille d’un côté et un boulet métallique de l’autre. ↩︎
  2. Mangas d’action/aventure pour jeunes garçons. ↩︎
  3. Romances pour jeunes filles. ↩︎
  4. Histoires plus matures destinées aux jeunes adultes. ↩︎
  5. Séries de science-fiction avec des héros en costume qui se battent pour sauver le monde d’envahisseurs. ↩︎
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